Au moins 1 200 salariés d’Ubisoft ont participé à une grève de trois jours du 10 au 12 février 2026, principalement en France, à laquelle s’est également joint le personnel du bureau de Milan. Cette action faisait suite à des menaces émises fin janvier par des travailleurs en réaction aux licenciements et aux mesures de réduction des coûts.

Le syndicat Solidaires Informatique, qui représente les travailleurs du secteur du jeu vidéo, notamment chez Ubisoft et Blizzard, avait appelé à la grève le 27 janvier. Les revendications comprenaient une augmentation de salaire de 10 pour cent dans toutes les échelles salariales et l’adoption d’une semaine de travail de quatre jours.

Les manifestants se sont rassemblés devant le siège parisien d’Ubisoft, brandissant des pancartes. Un employé portait un masque des Lapins Crétins pour dissimuler son identité lors de la manifestation.

Les griefs des employés englobent de multiples problèmes. Ubisoft a licencié des centaines d’employés en 2026 et a imposé une politique de retour au bureau dans un délai de cinq jours. Un travailleur ayant publiquement critiqué cette politique aurait été licencié.

L’entreprise a été confrontée à d’autres défis en matière de développement de logiciels. En janvier 2026, Ubisoft a annulé six jeux, dont le remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps, et a confirmé la fermeture de plusieurs studios dans le cadre d’une restructuration organisationnelle.

Le 12 février 2026, Ubisoft a publié un communiqué : « Nous comprenons que ces changements, notamment ceux affectant l’organisation du travail, suscitent des émotions fortes. » La société a indiqué qu’elle avait mené des discussions et des séances d’information à plusieurs niveaux depuis les annonces. Ces sessions avaient pour objectif d’expliquer la nouvelle organisation et de permettre aux équipes d’exprimer leurs questions et préoccupations. Ubisoft a ajouté qu’il “reste déterminé à maintenir un dialogue ouvert et constructif avec les salariés et leurs représentants”.

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