Xiaomi a lancé son premier véhicule électrique à autonomie étendue (EREV) sous la nouvelle marque SkyNomad, ciblant le marché des SUV de luxe. SkyNomad fonctionnera séparément de la division des véhicules électriques de Xiaomi, Xiaomi Auto, indiquant une orientation stratégique sur la technologie hybride.

La marque SkyNomad fera ses débuts avec deux modèles, le N70 et le N90 pleine grandeur, doté d’une configuration de sièges avant rotatifs et d’un intérieur en cuir haut de gamme. Le N90, conçu pour le camping haut de gamme, proposera également une édition Max Camping avec un toit relevable et un auvent latéral intégré.

Le N90 est propulsé par un moteur à essence de 1,5 litre produit par Harbin Dongang, filiale de Changan, couplé à une batterie NMC ternaire de 76 kWh. Cette configuration de groupe motopropulseur produit 310 kW (416 ch) tandis que le véhicule peut parcourir environ 230 miles uniquement sur batterie, atteignant une autonomie globale supérieure à 1 500 km (environ 930 miles).

L’entrée de Xiaomi dans le segment EREV intervient alors que la société capitalise sur le succès de ses modèles précédents, les SU7 et YU7, le premier ayant apparemment dépassé les ventes du Tesla Model 3 en Chine. Cette décision est également une réponse aux leaders du marché comme Li Auto, qui est confronté à une baisse de ses ventes de 74 % sur un an au début de 2026.

SkyNomad promeut des aménagements intérieurs polyvalents, suggérant que la cabine peut être adaptée à diverses utilisations telles qu’un studio, un café ou une salle de réunion. Le N90 mesure plus de cinq mètres de long et pèse 3 361 kg, ce qui peut présenter des défis en termes de puissance perçue malgré sa puissance.

Le choix de réintroduire la technologie essence soulève des questions sur la nécessité de prolongateurs d’autonomie plus importants sur un marché où les véhicules purement électriques connaissent un succès considérable. Les observateurs notent que malgré les progrès réalisés dans l’infrastructure publique de recharge des véhicules électriques en Chine, la justification de modèles hybrides aussi lourds n’est pas claire.

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