Meta, TikTok et Snap participeront à un processus de notation externe qui évalue les plateformes sociales en fonction de leur protection de la santé mentale des adolescents. YouTube et de nombreuses autres plateformes sociales sont également impliqués.
L’initiative Safe Online Standards (SOS) de la Mental Health Coalition a créé ce programme. SOS englobe environ deux douzaines de normes, notamment la politique, la fonctionnalité, la gouvernance, la transparence et la surveillance du contenu de la plateforme.
Le Dr Dan Reidenberg, directeur général du Conseil national pour la prévention du suicide, dirige l’initiative SOS.
La Mental Health Coalition a déclaré que SOS établit des données informées par les utilisateurs sur la manière dont les médias sociaux, les jeux et les plateformes numériques conçoivent des produits, protègent les utilisateurs âgés de 13 à 19 ans et traitent l’exposition au suicide et aux contenus d’automutilation. Les entreprises participantes sont tenues de soumettre volontairement de la documentation sur leurs politiques, leurs outils et les caractéristiques de leurs produits.
Un panel indépendant d’experts mondiaux évaluera la documentation soumise.
Les plateformes recevront l’une des trois notes suivantes :
- à utiliser avec précaution
- protection partielle
- ne répond pas aux normes
« À utiliser avec précaution » est la cote de sécurité la plus élevée. Les plates-formes qui obtiennent cette note recevront un badge bleu à afficher. Cette évaluation nécessite des outils de reporting accessibles et faciles à utiliser, ainsi que des fonctions de confidentialité, de défaut et de sécurité claires et faciles à définir pour les parents. Il précise également que les plateformes et les filtres contribuent à réduire l’exposition à des contenus préjudiciables ou inappropriés.
« Protection partielle » indique que certains outils de sécurité existent mais peuvent être difficiles à localiser ou à utiliser.
« Ne répond pas aux normes » est attribué si les filtres et la modération du contenu ne bloquent pas de manière fiable le contenu nuisible ou dangereux.
La Mental Health Coalition, fondée en 2020, inclut Facebook et Meta comme partenaires depuis sa création. En 2021, l’organisation a annoncé son intention de s’associer à Facebook et Instagram pour déstigmatiser la santé mentale et connecter les individus aux ressources pendant la pandémie de COVID-19.
En 2022, l’organisation à but non lucratif a publié une étude de cas avec le soutien de Meta. Cette étude a conclu que le contenu sur la santé mentale sur les réseaux sociaux peut réduire la stigmatisation et augmenter la probabilité que les individus recherchent des ressources, ayant ainsi un impact positif sur la santé mentale.
En 2024, la Mental Health Coalition, en partenariat avec Meta, a lancé le Time Well Spent Challenge. Cette campagne encourageait les parents à avoir des conversations significatives avec les adolescents sur l’utilisation saine des médias sociaux. L’accent était mis sur le maintien des adolescents sur la plateforme en leur permettant de « passer du temps à bon escient », notamment en réduisant le temps passé devant un écran, en utilisant les médias sociaux pour de bon et en examinant les flux ensemble.
La même année, le partenariat avec Meta a créé « Thrive », un programme permettant aux entreprises technologiques de partager des données concernant des contenus qui enfreignent les directives en matière d’automutilation ou de suicide. La Mental Health Coalition répertorie Meta comme « partenaire créatif » sur son site Web.
L’année dernière, des allégations ont fait surface selon lesquelles Meta aurait supprimé des données internes concernant les effets négatifs de ses produits sur la santé mentale des utilisateurs. Cette recherche interne, baptisée « Projet Mercury », a débuté en 2020. Depuis lors, Meta a mis en œuvre des mesures limitées pour répondre aux problèmes de santé mentale, telles que des fonctionnalités pour les comptes Instagram pour adolescents. Meta est actuellement jugé en Californie, faisant face à des allégations de préjudices causés à des enfants en raison de produits addictifs. Il s’agit du premier d’une série de poursuites imminentes contre l’entreprise.
Roblox et Discord participent également au programme de notation. Roblox a récemment fait face à des accusations concernant le bien-être des enfants sur sa plateforme. Discord a amélioré ses processus de vérification de l’âge en réponse aux préoccupations concernant la mise en danger des enfants.








