Les problèmes inexpliqués de performances du réseau inquiètent les professionnels de l’informatique, en particulier pendant les périodes de travail critiques telles que les vidéoconférences et la finalisation de projets. Une préoccupation croissante concerne l’impact des fonctionnalités d’IA dans les outils SaaS sur la bande passante du réseau, qui n’a pas été correctement surveillée. Au cours de l’année écoulée, de nombreux produits SaaS majeurs, notamment Microsoft 365 et Salesforce, ont introduit des fonctionnalités d’IA, entraînant une augmentation du trafic réseau qui n’est pas prise en compte comme « trafic IA » dans les évaluations de bande passante.
La moitié des employés américains utilisent désormais l’IA au travail, soit une augmentation significative par rapport à 21 % en 2023, et 28 % déclarent l’utiliser plusieurs fois par semaine. Une grande partie de cette activité est intégrée aux applications métiers existantes, générant un trafic lié à l’IA qui passe souvent inaperçu dans les plans budgétaires. Les analyses de Microsoft indiquent que Microsoft 365 Copilot nécessite des connexions WebSocket spécifiques pour maintenir les fonctionnalités, ce que de nombreuses équipes informatiques n’auraient peut-être pas prévu lors du déploiement de ces fonctionnalités.
Nik Kale de Cisco a souligné que les architectures de génération augmentée de récupération (RAG) génèrent un trafic de données important lorsqu’elles traversent diverses régions du réseau et magasins d’objets. Il a noté que les machines créent 100 fois plus de requêtes que les utilisateurs humains, ce qui soulève des inquiétudes quant à la capacité du réseau et à la gestion du trafic. Ces volumes, combinés à la nature cachée du trafic de l’IA, représentent un défi pour les équipes informatiques souhaitant gérer efficacement la bande passante.
Un rapport de Broadcom a identifié que 95 % des équipes réseau manquent de visibilité sur les principaux segments de leurs réseaux, ce qui fait que seulement 49 % d’entre elles pensent que leurs systèmes peuvent prendre en charge les besoins en bande passante de l’IA. Cette lacune en matière de surveillance confirme que de nombreuses organisations ne sont pas préparées aux demandes croissantes imposées à leurs réseaux par l’IA et les migrations vers le cloud. Les recherches d’IDC prévoient une augmentation de 49 % de la connectivité cloud et de 51 % de la demande de bande passante périphérique au cours de l’année prochaine.
Pour résoudre ces problèmes, les professionnels de l’informatique sont encouragés à utiliser des outils tels que ntopng et PRTG pour une analyse améliorée du trafic. Ils peuvent rechercher une augmentation du trafic HTTPS vers des points de terminaison SaaS spécifiques, de nouvelles connexions WebSocket et des modèles d’appels d’API qui augmentent en dehors des heures normales de bureau, ce qui peut signaler une utilisation cachée de l’IA. L’établissement d’une nouvelle référence de bande passante est crucial pour comprendre l’utilisation actuelle du réseau, car les mesures précédentes peuvent ne plus refléter le trafic réel en raison de l’introduction de fonctionnalités d’IA.
En outre, une enquête d’IDC a révélé que 44 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs budgets de connectivité de plus de 10 % d’ici 2026, ce qui indique que des réévaluations de la capacité et des exigences actuelles du réseau sont nécessaires. Les politiques de qualité de service (QoS) peuvent également nécessiter des ajustements pour garantir que le trafic lié à l’IA n’entre pas en conflit avec les services voix et vidéo essentiels. Les équipes informatiques doivent vérifier de manière proactive les exigences réseau pour les fonctionnalités d’IA nouvellement introduites afin d’atténuer les problèmes de performances et d’améliorer la fiabilité du réseau à l’avenir.
Comprendre les modèles de trafic de l’IA aide à améliorer les diagnostics et la planification du réseau. La connaissance de l’utilisation cachée de l’IA représente une étape cruciale dans la gestion et l’optimisation de la bande passante face à l’évolution des demandes technologiques.








