Lyft a lancé son premier programme pilote de robotaxi prêt à l’emploi à Atlanta, en Géorgie, en partenariat avec May Mobility, une société soutenue par Toyota et BMW. Cette décision intervient alors que le principal concurrent de Lyft, Uber, conclut activement des accords avec divers opérateurs de véhicules autonomes.
La flotte de robotaxis est composée de mini-fourgonnettes Toyota Sienna équipées de caméras, de radars et de capteurs lidar. Ces véhicules circuleront dans une zone de service désignée d’environ sept miles carrés autour de Midtown Atlanta, circulant dans les rues de la ville et de la banlieue. Les clients Lyft demandant des trajets dans cette zone auront la possibilité de sélectionner un véhicule autonome May Mobility.
Au cours de la phase initiale du projet pilote, chaque véhicule aura un « opérateur de secours », terme utilisé par Lyft pour désigner un conducteur de sécurité, présent dans le siège du conducteur. Ces opérateurs sont formés pour conduire manuellement lors des premiers déplacements, en intervenant si nécessaire. Au fur et à mesure que le service mûrit et est optimisé, les interventions des opérateurs vont diminuer. Leurs responsabilités consistent également à répondre aux questions des clients et à garantir une expérience de conduite confortable. Cette approche est cohérente avec les stratégies de déploiement prudentes observées dans d’autres déploiements de robotaxi ; Waymo et Zoox sont les seules entreprises à proposer actuellement des services commerciaux entièrement sans conducteur.
Au-delà du partenariat May Mobility, Lyft a plusieurs autres initiatives de véhicules autonomes en développement. La société collabore avec Benteler Mobility pour lancer un service de navette autonome fin 2026. En outre, Lyft a l’intention de déployer une flotte de robots-taxis à Dallas en 2026, en utilisant la technologie de conduite autonome d’Intel Mobileye, et prévoit de l’étendre ultérieurement à des milliers de véhicules sur d’autres marchés.
La stratégie de Lyft reflète l’approche « asset-light » d’Uber. Plutôt que de posséder et d’entretenir sa propre flotte de véhicules autonomes, Lyft propose sa plateforme de covoiturage aux développeurs autonomes, leur permettant de se connecter avec les clients sans développer leurs propres opérations en contact avec les clients. Cela permet à Lyft de rester concentré sur sa plate-forme principale tout en tirant parti de l’expertise d’autres entreprises dans le domaine des véhicules autonomes.
Les efforts antérieurs de Lyft dans le développement de véhicules autonomes comprenaient une division interne de recherche et développement, qui a été vendue à une filiale de Toyota en 2021. Les partenariats actuels représentent une évolution vers la collaboration et l’exploitation d’une expertise externe dans le paysage des véhicules autonomes en évolution rapide.








